Démarche philosophique

Pourquoi un art dit « d’essence préhistorique » Il faut se rappeler que l’art est probablement né avec l’homme, il y a 2,5 à 3 millions d’années et que, très probablement aussi, d’autres hominidés, comme les australopithèques, ont pu entrouvrir la porte de ce monde étonnant du « beau, fabriqué par l’esprit de la main » . . .

Nous n’entrerons pas ici dans le détail, il existe assez de sites sur la toile, sur lesquels toute personne intéressée pourra se renseigner ; mais nous conseillerons plutôt la lecture des nombreux ouvrages écrits par des anthropologues et des préhistoriens sur ce sujet.

Après ces milliers d’années de cheminement, notre espèce pense être artistiquement parvenue à un  « summum » de l’art, voire des arts. Ce dont je ne suis pas persuadé. . .

Au cours de mes nombreuses quêtes en préhistoire, je me suis souvent interrogé sur la question de la Conscience. Qu’est-ce en réalité ? Y-a-t-il eu une « apparition de la Conscience » ? Hors, l’art apparaît, dans l’histoire de notre espèce, comme une sorte de manifestation intellectuelle de cette Conscience. En d’autres termes, plus les expressions artistiques préhistoriques furent complexes, polychromes et techniquement élaborées, plus le niveau de conscience s’élevait. Ce dont je doute également.

Mais, par contre, le paramètre « intellectuel » qui paraît être activé par cette Conscience  me semble digne d’intérêt et mérite d’être exploré plus avant. C’est l’une des raisons qui font que je me suis investi dans cette recherche de l’art dit « préhistorique » en utilisant presque essentiellement la terre (mais aussi parfois la pierre et l’os), afin de tenter d’atteindre des perceptions sensorielles archaïques qui favoriseraient la compréhension des modalités de création « artistiques » très anciennes.